Marie-Claire ALARCON

A chacun son destin

Pourquoi la vie est aussi injuste?
Se réjouissant de ses astuces
Se donne à toi à ta naissance.
Tu la suis en toute confiance.
A sa guise, elle décide de ton avenir.
Le bénir ou le bannir !
Te traînera tout au long de ton existence
Au gré de toutes ses exigences !
Certains, dans le traineau du bonheur,
Pour d'autres, sur le radeau des malheurs !
Et pèsera sur toi tel un fardeau,
Afin que tu finisses en badaud !

L'Adieu à Béchar

Assise dans cette "Caravelle", je quittais mon pays
Où je laissais les meilleures années de ma vie !
Par le hublot, je voyais "Béchar" s'éloigner.
Des larmes coulaient sur mes joues, mon coeur saignait !
Que faisais-je dans cet avion ? Etait-ce un cauchemar ?
Non !  Tout à coup, je réalisais que je perdais "Béchar" !
Peu à peu le paysage de mon beau Sud s'estompait,
Laissant à l'horizon la dernière image d'une dune ocrée !
Je me suis endormie, rêvant à mon enfance.
A mon réveil, l'évidence était là ! "La France" !!
J'avançais au hasard dans cette foule bruyante,
Les pas hésitants, dans cette ambiance si différente !
Mes yeux s'ouvraient sur une page tournée,
D'un "livre d'or" aux doux souvenirs imprimés

 

Béchariens du Mer Niger

A tous les gars du Mer Niger
Dont le Papa travaillait au chemin de fer.
Tous ont poussé comme l'herbe de la steppe sauvage,
Vécu les mêmes années heureuses sans nuages.
Une adolescence de jeunes loups aux abois
Avec des coups ed gueules et vagues exploits.
Frimant devant quelques belles demoiselles
Ces jeunes loups flairant les frêles gazelles.
Le clan Fennec de la cité du plateau
Pour lequel devenir ami n'était pas du gâteau!
Contre le clan des petits loups de la cité des blocs
Toujours prêts à démarrer de leur starting block!
Deux petites rivalités sans haine ni rancœur
Toujours unis pour le pire et le meilleur.
A présent devenus des Papys très attendris
Racontant tous l'histoire de leur pays
Quitté en plein essor de leur jeunesse
Avec les années de recul et leur sagesse
Certains sont revenus aux racines de leur vie

Où êtes-vous  Béchariens

Je me meurs, je me meurs ! Dit ce "FORUM" !
Moi ! qui suis l’ami fidèle de l’homme !
Serait-il, de moi déjà lassé ?
Moi qui transmets ses amitiés
En quelques secondes vers le monde entier !
Il est vrai que je suis parfois...Capricieux !
Mais, je reste, un lien le plus précieux.
Je comble ses moments d’ennuis
En le rapprochant de tous ces amis !
Les soirs d’absence de sommeil,
Je les comble de merveilles,
Le faisant voyager vers tous ces pays,
Qui...De rêves apaiseront les nuits.
Je suis votre "FORUM", l’ami de vous tous!
Amis «  Béchariens », je vous attends chaque jour!
S.V.P! Ne me laissez pas vous languir,
De solitude, je pourrais en mourir!
Je reste fidèle à vos rendez-vous,
Avec l’espoir d’un « petit coucou » !!